L’affaire Rozon: l’État impose le bâillon au mouvement #Moi aussi

L'affaire Rozon | Comment choisir : IVAC, poursuites civiles et/ou police ?

Le DPCP et le Ministre de la Justice martèlent :

« Nous saluons votre courage.

Malheureusement, suite à une étude minutieuse de votre déposition, nous ne pouvons déposer d’accusation ».

Partons du principe que la courageuse victime, habilement sélectionnée par les procureurs, devra supporter l’entièreté d’un mouvement de dénonciation, sans précédent au Québec.

Cette décision favorise grandement l’accusé, Gilbert Rozon. Surtout que l’acte criminel remonte à 1979 !

Comment choisir : IVAC, poursuites civiles et/ou police ?

L’éternelle question demeure pertinente, considérant que M. Rozon a interjeté appel de l’autorisation du recours collectif.

L’annonce faite aujourd’hui donne des munitions de haut calibre au clan Rozon, qui saura assurément dégainer au bon moment.

Et, même si « M. juste pour rire » perdait cette manche, il peut maintenant compter sur l’impossibilité qu’une déclaration de culpabilité découlant des plaintes criminelles soit admise devant la Chambre civile.

L’incohérence systémique au service du statut quo

Malheureusement, l’IVAC n’exercera pas la subrogation légale, rebaptisée : avis d’option.

Ni dans le cas de la MMA ou Gerry Sklavounos, ni contre Le Maurice Night Club ou moins encore à l’encontre de M. Gilbert Rozon.

C’est ainsi que la tradition judiciaire protège les mieux nantis; les décideurs, avocats et juges, n’appréciant pas ce genre de recours, tous préfèrent s’abstenir que servir la justice.

L’odeur nauséabonde de l’hypocrisie

Mais à quoi bon sensibiliser avec des pubs à la télé si les mœurs du système n’évoluent pas ?

Pendant ce temps, la victime ne sait plus où donner de la tête. L’incohérence systémique freine sa guérison, surtout dans les cas d’agressions sexuelles.

Citons ironiquement le principe à l’origine de l’IVAC : reconnaître les actes criminels, et ce, indépendamment de la police ou du DPCP; vous n’avez même pas l’obligation de porter plainte !

Dès lors, jamais l’incompétence de l’administration publique ne devrait miner la crédibilité des victimes.

Il faut impérativement soutenir « Les Courageuses », et d’autres, à l’instar des athlètes Geneviève Simard, Gail Kelly et Anna Prchal dans leurs poursuites civiles en cours.

Serait-ce le bon moment pour revoir à la hausse le financement de l’IVAC en faisant payer les agresseurs, au moins civilement, afin de compenser celles qui osent briser le silence par solidarité envers toutes les victimes silencieuses ?

Exprimez-vous !


Quel est le cheminement « normal » d’une réclamation IVAC

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