Marc Bellemare et le No-Fault: l’ignorance volontaire au service de la cupidité (épisode 1)

Marc Bellemare avocat

2018 : Après plus d’une décennie de fourberies télévisuelles, Marc Bellemare, persiste…

C’est en réaction à sa dernière interview, réalisée par Mario Dumont, que nous posons la question suivante :

40 ans d’expérience et un transit controversé au pouvoir suffisent-ils à comprendre le No-Fault :

«La personne avant toute chose»?


Une ambiance désinvolte

Lors de son entrée sur le plateau de TVA, Me Bellemare laisse parfois planer une ambiance « pro bono ». Avec aisance, il sait alimenter les médias au détriment de la dignité des victimes.

Essentiellement laconique, son œuvre se résume à dénoncer, d’abord l’allégeance partisane des juges, puis, avec maladresse, le travail de sa successeuse, Mme Stéphanie Vallée.

Mais qu’a-t-il fait pour les victimes lorsqu’il trônait au sommet de l’injustice avec sa bande de libéraux en 2003-2004 ? Absolument rien.

En l’occurrence, l’héritage léguée fut, sans conteste, l’instauration d’un climat de méfiance envers l’administration tout entière, dont les juges et ses propres confrères !

Un avocat à pourcentage (%) cupide

Probablement nostalgique, Marc Bellemare prône le retour vers l’ère de la judiciarisation des préjudices corporels. Son but : subordonner nos droits à l’équipe Bellemare en faisant « miroiter la possibilité d’une grosse indemnité à la condition d’attendre 10 ans et de verser 30 % de frais d’avocat ». Ultimement, sera-t-il en mesure de nous garantir une audition impartiale devant l’un des neuf (9) juges qu’il a si savamment nommés ?

Le vrai problème n’est pas l’idéologie sous-jacente au régime

En vérité, le manque d’accessibilité à la justice administrative tient davantage de la privatisation de la médecine d’assurance et d’évaluation.

En corrollaire, les victimes se heurtent, lors de la consolidation, à la réalité couteuse de l’expertise médicale.

Il n’en demeure pas moins qu’avec la SAAQ, nous favorisons l’égalité des chances tout comme l’équité en retournant 0,89 $ pour chaque dollar cotisé.

Ici, « you pay for what you get ».

Bref, si Marc Bellemare souhaite tant que les victimes obtiennent davantage, il sait comment réduire les honoraires exagérés de son cabinet. Les avocats semblent gourmands ? C’est probablement parce qu’ils n’ont pas (encore) eu d’accident.*


Quel est le cheminement « normal » d’une réclamation SAAQ ?

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